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Prendre des notes en amphi avec une dyslexie : stratégies et outils

En amphi, la prise de notes demande d'écouter, de comprendre, de sélectionner et d'écrire vite, tout en même temps. Pour un étudiant dyslexique, l'écriture et l'orthographe mobilisent une énergie qui manque ailleurs. Des solutions existent, et elles marchent.

Par Evan Blanchard, fondateur d'Amphy · publié le 31 octobre 2026 · 3 min de lecture

Pourquoi la prise de notes est particulièrement difficile

La dyslexie touche le traitement du langage écrit : la lecture, et souvent l'orthographe et la vitesse d'écriture. En cours magistral, cela se traduit concrètement :

  • écrire prend plus de temps et d'attention, donc on décroche plus vite du fil du cours ;
  • l'orthographe des termes techniques est une difficulté supplémentaire, avec le risque de ne plus les reconnaître en relisant ;
  • relire ses notes peut être laborieux, surtout si elles sont denses et abrégées ;
  • la fatigue arrive plus tôt, parce que l'effort est plus important.

Ces difficultés n'ont rien à voir avec la capacité à comprendre le cours. Elles tiennent à la charge que représente l'écrit. D'où l'intérêt des stratégies qui allègent cette charge.

Alléger l'écriture pendant le cours

Noter moins, mais mieux. Plutôt que de chercher à tout écrire, concentrez-vous sur le plan, les mots-clés et les définitions. Le reste se complétera après.

Utiliser des symboles plutôt que des mots. Flèches, signes égal ou différent, étoiles : ils se tracent vite et ne posent aucun problème d'orthographe.

Ne pas vous soucier de l'orthographe en direct. Écrivez les mots comme vous les entendez, soulignez ceux dont vous n'êtes pas sûr, et corrigez-les ensuite avec le support ou le manuel.

Préférer le clavier, si cela vous convient. La frappe, avec un correcteur orthographique, soulage souvent l'écriture manuscrite. Mais ce n'est pas vrai pour tout le monde : essayez les deux.

Préparer le vocabulaire à l'avance

Récupérer les diapositives ou le plan avant le cours est particulièrement utile. Vous y trouvez les termes techniques correctement orthographiés, vous les lisez une première fois à votre rythme, et vous les reconnaîtrez en cours. Certains étudiants se font une liste des mots difficiles de chaque chapitre, qu'ils gardent à côté d'eux pendant la séance.

S'appuyer sur l'audio

L'enregistrement du cours, avec l'accord de l'enseignant, est l'un des outils les plus précieux. Il vous libère de la crainte de rater quelque chose et vous permet de vous concentrer sur la compréhension. Après le cours, vous pouvez réécouter les passages difficiles à votre rythme.

La lecture elle-même peut passer par l'oreille : la plupart des ordinateurs et des téléphones disposent d'une fonction de lecture à voix haute du texte, utile pour relire ses notes, les supports ou les manuels. Beaucoup d'étudiants dyslexiques révisent ainsi plus efficacement.

Une mise en forme qui aide à relire

  • des phrases courtes et aérées, avec des retours à la ligne fréquents ;
  • une police lisible, sans empattements, assez grande, avec un interligne généreux, si vous tapez vos notes ;
  • des couleurs avec un sens fixe : une pour les définitions, une pour les exemples, une pour les dates ;
  • des schémas et des cartes mentales, qui passent moins par l'écrit.

Les aménagements

Beaucoup d'universités prévoient des aménagements pour les étudiants présentant un trouble des apprentissages, notamment pour les examens : temps supplémentaire, utilisation d'un ordinateur, parfois d'autres adaptations. Les démarches passent par l'établissement et prennent du temps : renseignez-vous auprès de votre scolarité dès le début de l'année, sans attendre la première session d'examens.

Travailler avec les autres

Un binôme ou un petit groupe de travail est une ressource précieuse. Comparer ses notes avec celles d'un camarade permet de combler les trous sans relire tout le support, et expliquer le cours à voix haute à quelqu'un est une excellente façon de réviser. Parlez-en simplement à vos proches de promo : beaucoup seront heureux d'échanger leurs notes contre votre aide sur ce que vous comprenez bien.

Réviser autrement

Les méthodes de révision actives conviennent bien aux étudiants dyslexiques, parce qu'elles reposent moins sur la relecture : répondre à des questions à voix haute, expliquer le cours à quelqu'un, refaire un schéma de mémoire, écouter ses notes lues par l'ordinateur. L'essentiel est de trouver les canaux qui vous conviennent, et de ne pas vous imposer une méthode pensée pour d'autres.

Questions fréquentes

Comment prendre des notes quand on est dyslexique ?
En notant moins mais mieux (plan, mots-clés, définitions), en utilisant des symboles, en préparant le vocabulaire technique avant le cours, et en s'appuyant sur l'enregistrement du cours avec l'accord de l'enseignant.
Vaut-il mieux prendre ses notes à la main ou à l'ordinateur avec une dyslexie ?
Le clavier et le correcteur orthographique soulagent souvent l'écriture, mais ce n'est pas vrai pour tout le monde. L'idéal est d'essayer les deux sur quelques cours.
Existe-t-il des aménagements pour les étudiants dyslexiques ?
Beaucoup d'universités en prévoient, notamment pour les examens : temps supplémentaire ou usage d'un ordinateur. Les démarches prennent du temps, il faut se renseigner auprès de la scolarité dès la rentrée.

Écoutez le cours. Amphy écrit les notes.

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