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Guides et outils · Fiche matière

Microéconomie en licence : le plan du cours, les formules et les pièges

La microéconomie de première année suit presque partout la même architecture : le consommateur, le producteur, puis leur rencontre sur les marchés. Une fois cette logique comprise, les formules cessent d'être une liste à apprendre par cœur.

Par Evan Blanchard, fondateur d'Amphy · publié le 1 novembre 2026 · 3 min de lecture

Le plan type du cours

1. Le consommateur

Les préférences, représentées par une fonction d'utilité et des courbes d'indifférence ; la contrainte budgétaire, fixée par le revenu et les prix ; le choix optimal, au point où la courbe d'indifférence la plus haute touche la droite de budget. Puis la demande : comment elle réagit au prix et au revenu, avec la décomposition entre effet de substitution et effet revenu.

2. Le producteur

La fonction de production, la productivité marginale et les rendements d'échelle ; les coûts, à court et à long terme ; la maximisation du profit, qui détermine l'offre de l'entreprise.

3. Les marchés

La concurrence parfaite et ses hypothèses, l'équilibre du marché, le surplus ; puis les marchés où la concurrence est imparfaite : monopole, oligopole, concurrence monopolistique.

4. Les défaillances du marché

Selon les cours : externalités, biens publics, asymétries d'information. Ce sont les cas où le marché, laissé à lui-même, n'aboutit pas à une situation efficace.

Les conditions à connaître par cœur

SituationConditionCe qu'elle signifie
Optimum du consommateurTMS = rapport des prixLe consommateur échange les biens au même taux que le marché
Maximisation du profitRecette marginale = coût marginalProduire une unité de plus ne rapporte plus rien de net
Concurrence parfaitePrix = coût marginalL'entreprise, preneuse de prix, a une recette marginale égale au prix
Seuil de rentabilitéPrix = minimum du coût moyenEn dessous, l'entreprise fait des pertes
Seuil de fermeture (court terme)Prix = minimum du coût variable moyenEn dessous, mieux vaut arrêter de produire
MonopoleRecette marginale = coût marginal, avec un prix supérieur au coût marginalLe monopole restreint la quantité pour vendre plus cher

Et l'élasticité-prix de la demande : la variation relative de la quantité demandée divisée par la variation relative du prix. Retenez-la sous cette forme, en pourcentages, plutôt que comme une pente.

Les confusions qui coûtent des points

À ne pas confondreLa différence
Mouvement le long de la courbe / déplacement de la courbeUn changement du prix du bien fait glisser le long de la courbe de demande ; un changement du revenu, des goûts ou du prix d'un autre bien la déplace
Coût marginal / coût moyenLe coût de la dernière unité produite, contre le coût total divisé par la quantité
Élasticité / penteL'élasticité se mesure en pourcentages et ne dépend pas des unités ; la pente, si
Rendements d'échelle / productivité marginale décroissanteLes premiers concernent l'augmentation de tous les facteurs (long terme), la seconde celle d'un seul facteur (court terme)
Bien inférieur / bien de GiffenUn bien inférieur voit sa demande baisser quand le revenu augmente ; un bien de Giffen, cas extrême et rare, voit sa demande augmenter avec son prix

Les graphiques à savoir tracer

Une grande partie des examens se joue sur des graphiques. Entraînez-vous à tracer de mémoire, avec les axes correctement nommés :

  • l'optimum du consommateur, courbe d'indifférence tangente à la droite de budget ;
  • les courbes de coût moyen, de coût variable moyen et de coût marginal, ce dernier coupant les deux autres en leur minimum ;
  • l'équilibre de concurrence parfaite, avec les surplus du consommateur et du producteur ;
  • le monopole, avec la recette marginale sous la demande et la perte sèche.

Le piège classique : une courbe de coût marginal qui ne passe pas par le minimum du coût moyen. Les correcteurs le repèrent immédiatement.

À quoi ressemble une bonne fiche

Une fiche par chapitre, sur un recto : les définitions, les conditions d'équilibre avec leur interprétation en une ligne, les graphiques de référence dessinés, et deux ou trois exercices types avec leur méthode de résolution. Au verso, des questions pour se tester : « que se passe-t-il si le prix d'un bien substituable augmente ? », « pourquoi le monopole produit-il moins qu'en concurrence parfaite ? ».

Réviser la microéconomie

Refaire les exercices de TD sans la correction, puis vérifier. Expliquer à voix haute chaque condition d'optimum : pourquoi est-elle vraie ? Si vous pouvez raconter l'intuition derrière « recette marginale égale coût marginal », vous l'avez comprise ; sinon, c'est elle qu'il faut retravailler avant l'examen.

Questions fréquentes

Quelle est la condition d'optimum du consommateur ?
Le taux marginal de substitution entre deux biens est égal au rapport de leurs prix : graphiquement, la courbe d'indifférence la plus haute atteignable est tangente à la droite de budget.
Pourquoi le prix égale-t-il le coût marginal en concurrence parfaite ?
Parce que l'entreprise est preneuse de prix : chaque unité vendue rapporte le prix du marché, qui est donc sa recette marginale. Elle maximise son profit en produisant jusqu'à ce que le coût marginal atteigne ce prix.
Quelle différence entre seuil de rentabilité et seuil de fermeture ?
Le seuil de rentabilité correspond au minimum du coût moyen : en dessous, l'entreprise fait des pertes. Le seuil de fermeture correspond au minimum du coût variable moyen : en dessous, elle a intérêt à cesser de produire à court terme.

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